Force est de constater que le sous-management est très présent dans beaucoup d’organisation. Les impacts et les conséquences de ce sous-management sont fortement préjudiciables tant aux personnes qu’à la performance globale de l’organisation.
Le sous-management se manifeste par plusieurs comportements et attitudes qui reflètent un manque d'implication ou d'encadrement de la part des managers. Le sous-management se caractérise de la manière suivante :
- Peu ou pas de décision : Une incapacité ou une réticence à trancher sur des sujets clés, laissant les équipes dans l'incertitude et dans l’ambiguïté.
- Peu ou pas de soutien : Les collaborateurs ne reçoivent pas l'accompagnement nécessaire pour atteindre leurs objectifs ou surmonter les obstacles.
- Indépendance des équipes : Un excès d’autonomie où les équipes fonctionnent seules, sans réelle coordination ni alignement stratégique.
- Harmonie artificielle : Une façade de bonne entente qui masque des désaccords non exprimés ou des problèmes sous-jacents.
- Vrais sujets pas abordés : Certains problèmes, sujet ou enjeux restent volontairement ou involontairement ignorés.
- Zone de non-dit : Une culture où certains sujets deviennent tabous, empêchant une communication franche et transparente.
- Objectifs pas clairs ou mal définis : L’absence d’orientation claire rend difficile pour les équipes de se concentrer sur des priorités communes.
- Peu ou pas de vision et de sens : Les collaborateurs ne perçoivent pas la direction globale ou la raison d’être de leurs efforts.
Ces pratiques de sous-management ont entraînent de nombreuses répercussions négatives, tant au niveau individuel que collectif :
- Malaise généralisé parmi les salariés : Une frustration et une confusion grandissantes.
- Baisse de productivité et de motivation : Les équipes perdent leur dynamisme et leur efficacité.
- Perte d’engagement : Les collaborateurs se désinvestissent et perdent leur envie de contribuer activement.
- Perte de sens : Les tâches quotidiennes semblent dénuées d’objectif ou de valeur.
- Déconnexion de l’entreprise : Les salariés se détachent de l’organisation, ce qui peut entraîner un turn-over élevé.
- Mal-être, tension, conflit : Une atmosphère tendue favorise les conflits interpersonnels et le mal-être au travail.
- Démission des salariés : la non qualité de la relation avec son manager est la première cause de départ d’un salarié.
En résumé, le sous-management est une forme d’inefficacité managériale qui peut s’avérer particulièrement préjudiciable pour la santé des équipes et la performance globale de l’entreprise. Il est donc primordial d’établir comme priorité le développement des compétences managériales pour les équipes d’encadrement, et ce, du directeur général au manager opérationnel de terrain.
Et vous, que pensez-vous du sous-management et de ses conséquences ?
Merci à toutes et à tous de votre soutien et de votre fidélité.
Laurent TRELLU
