Nombreux sont les managers qui expriment de réelles difficultés quant à l’ambiguïté présente entre les droits revendiqués et les devoirs assumés par leurs collaborateurs.

Dans l’entreprise nous avons des droits, définis par les éléments structurels tel que le code du travail ou la convention collective. Les droits d’un collaborateur ou d’un manager désignent ce qu’est autorisé à faire ou à recevoir cette personne : « ce que je peux faire », « ce que je peux avoir ». Dans notre quotidien de l’entreprise, la revendication quant aux droits de chacun fait partie intégrante des sujets : « j’ai le droit de… ».

La notion de devoir est quant à elle plus floue. Le devoir est ce que devrait faire chaque individu : « ce que j’ai pour mission de faire et comment je vais le faire ». Nous parlons ici, entre autres, du devoir de respect, de politesse, de bienveillance, de loyauté envers l’entreprise. Dans cette notion de devoir se trouve aussi la manière dont la personne se comporte et dont elle réalise les tâches qui lui sont demandées.

Dans de nombreuses situations partagées par les managers que j’accompagne, j’observe que le collaborateur revendique avec force ses droits, et ce parfois en oubliant ses devoirs envers l’entreprise ou envers son manager. Citons quelques-uns des devoirs du manager comme du collaborateur :

  • Loyauté envers l’entreprise, envers son manager, envers ses collègues
  • Réalisation du travail avec sérieux et compétence
  • Respect des règles établies dans l’entreprise
  • Comportements respectueux en toutes circonstances

L’expression « donnant-donnant » illustre bien la relation entre le collaborateur et son manager. Elle repose sur un principe d’échange équilibré. Ce principe est parfois mis à mal lorsque l’une des deux parties oublie sa part de l’accord. Il arrive que certains collaborateurs revendiquent avec force leurs droits sans toutefois remplir pleinement leurs devoirs.

Le rôle du manager dans une logique donnant-donnant est essentiel à l'équilibre et à la motivation des équipes. Il instaure une relation d'échange équilibré avec ses collaborateurs. Le manager exigeant est juste. Il demande de l’efficacité, de l’implication et des résultats, et en retour, il apporte reconnaissance, écoute, soutien et respect. Dans cette logique, l’autorité du manager ne repose plus sur le rapport de force. L’autorité du manager repose sur la réciprocité, la confiance et la transparence. C’est ainsi qu’il obtient un engagement durable de la part de ses collaborateurs, tout en favorisant une ambiance de travail saine et productive. Un bon manager donnant-donnant est donc à la fois un leader, un médiateur et un facilitateur.

Il est important de retenir que nous avons tous des droits et des devoirs. Respecter ses devoirs, c’est contribuer à la réussite collective de l’entreprise. Revendiquer ses droits est essentiel, et cela s’accompagne toujours d’un comportement responsable et professionnel.

Merci à toutes et à tous de votre soutien et de votre fidélité.

Laurent TRELLU


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